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kinshasa (RDC) : l’ancien Président Joseph Kabila assume désormais la direction d’un mouvement rébellionnaire dénommé le Front pour la refondation de la Nation (FRN).

L’annonce a été faite à Goma, grande ville de l’est de la RDC contrôlée par les rebelles depuis début 2025. Présentée lors d’une conférence de presse par Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi, cette initiative fonde formellement le Front pour la refondation de la Nation (FRN).

Selon nos confrères de réveil Afrique. Org,Ce mouvement politico-militaire absorbe et met officiellement fin à l’existence de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), marquant un engagement direct de Joseph Kabila dans la rébellion armée contre le pouvoir de Kinshasa. Des figures clés de l’ancienne coalition entourent l’ancien chef de l’État : Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa occupent des postes de vice-présidents, tandis que le général-major Sultani Makenga est désigné chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC) avec rang de vice-président.

Cette initiative intervient après les récentes critiques acerbes de Joseph Kabila contre le président Félix Tshisekedi. Dans une adresse à la nation diffusée quelques jours plus tôt, l’ancien président a qualifié le pouvoir de Kinshasa de dictatorial et dénoncé la corruption, la mauvaise gouvernance ainsi que les revers militaires dans l’est du pays, déclarant que « le Congo est en péril ».

Justifiant son action au nom de l’article 64 de la Constitution congolaise, le FRN a affirmé vouloir mettre fin à la « tyrannie » et renverser le gouvernement « par tous les moyens, y compris la force ».

La création du FRN constitue ainsi un tournant et un affrontement direct avec le pouvoir de Kinshasa dans un contexte de guerre persistante dans l’est.

Ce rapprochement officiel avec les dirigeants de la rébellion intervient alors que Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace le 30 septembre 2025 par la Haute Cour militaire congolaise, notamment pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Alors que Kinshasa l’accusait depuis de longs mois de soutenir en sous-main l’insurrection, Kabila contestait jusqu’ici toute implication, qualifiant sa condamnation de procès purement politique. Ayant précédemment lancé le mouvement civil « Sauvons la RDC », sa prise de direction du FRN officialise désormais son alliance politique et militaire avec la rébellion armée qui contrôle une partie du Kivu.

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