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Guinee:publication officils des résultats de la sixième enquête demographique et de la santé(EDS_VI)

Les conclusions de la Sixième Enquête Démographique et de Santé (EDSG-VI 2024-2025) ont été presentés offiellement ce jeudi 2 juillet 2026 à conakry. L’initiative a été menée par l’Institut National de la Statistique (INS) — sous la tutelle du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement en étroite synergie avec le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Organisée dans un réceptif hôtelier à Conakry, la cérémonie a été présidée par le représentant du Premier ministre, Chef du Gouvernement devant des membres du gouvernement, et partenaires techniques et financiers.

Prenant la parole, le Directeur de l’institut National des statistiques a revelé que, l’enquête, réalisée à l’échelle nationale, a couvert 8 000 ménages et permis de recueillir des données auprès de 10 960 femmes âgées de 15 à 49 ans, de 4 224 hommes âgés de 15 à 59 ans ainsi que des enfants de moins de cinq ans.

<< Les résultats de l’EDSG-VI révèlent que 39 % des ménages disposent d’un accès à l’électricité, contre seulement 11,6 % en milieu rural. En matière d’assainissement, 31 % des ménages bénéficient d’installations améliorées, tandis que l’accès à une source d’eau améliorée demeure fortement contrasté entre les zones urbaines et rurales. L’indice synthétique de fécondité s’établit à 4,5 enfants par femme, avec des disparités régionales importantes, notamment à Kankan et Faranah où il dépasse six enfants par femme. L’enquête montre également que 23 % des femmes ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, alors que seulement 7 % utilisent une méthode contraceptive moderne. En revanche, 80 % des femmes ayant eu une naissance récente ont bénéficié de soins prénatals dispensés par un personnel qualifié et 67 % des accouchements ont eu lieu dans une structure de santé, contre 55 % en 2018. Malgré ces avancées, la mortalité infanto-juvénile demeure élevée avec 95 décès pour 1 000 naissances vivantes, tandis que le ratio de mortalité maternelle est passé de 530 à 501 décès pour 100 000 naissances vivantes entre 2018 et 2025. L’étude souligne également la faiblesse de la couverture vaccinale, avec seulement 26 % des enfants de 12 à 23 mois complètement vaccinés. Concernant le paludisme, 41 % des ménages possèdent au moins une moustiquaire imprégnée et 22 % seulement déclarent que tous leurs membres ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l’enquête. Enfin, l’EDS-VI révèle une prévalence de 12 % de l’hypertension chez les femmes contre 16 % chez les hommes, de 18 % du diabète chez les femmes contre 19 % chez les hommes, ainsi qu’une prévalence de l’hépatite B de 7 % chez les femmes et 9 % chez les hommes >>, a souligné Makan Doumboya.

Pour la ministre de la santé et de l’hygiène publique, cette vision audacieuse vise à transformer les richesses naturelles en un développement humain, palpable et durable.

<< Et, c’est précisément au cœur de cette ambition collective au sein du pilier cinq du programme Simou 2040 que se trouve notre boussole, faire de la santé et du bien-être, un socle de souveraineté et d’équité sociale pour chaque Guinéenne et chaque Guinéen. Le pilier cinq du programme Simandou 2040 ne traite pas de la santé comme une simple absence de maladie, mais comme le moteur essentiel de la productivité et de la dignité humaine, améliorer durablement l’état de santé de nos populations est l’objectif suprême qui guide chacune de nos réformes à la lumière des résultats de l’EDS six. Nous mesurons avec satisfaction que nos investissements partagés commencent à donner vie à cette vision. La mortalité infantile a amorcé un recul encourageant. Fléchissant de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, la mortalité infanto juvénile a baissé de manière significative, passant de 111 % à 95 %. Chacun de ces chiffres représente une victoire sur la fatalité. >>, a indiqué Kaïté Sall.

De son coté, le ministre du plan de la cooperetion internationale et du developpement, le programme Simandou 2040 repose précisément sur cette philosophie, planifiée avec rigueur, décidée sur la base des données probantes, mesurer les résultats et rendre compte aux citoyens.

<< Après les éditions de 1992, de 1999, de 2005, de 2012 et de 2018, cette enquête démographique et de santé témoigne de la volonté constante de la République de Guinée de disposer d’informations fiables, comparables et scientifiquement robustes pour orienter notre développement. Plus de 8000 ménages réparti sur toute l’étendue du territoire national ont accepté d’ouvrir leurs portes afin que leur réalité contribue à bâtir les politiques publiques de demain.>>, a indiqué Ismaël Nabé.

À son tour, le coordinateur résidant des nations unies en Guinée, : <<Les résultats qui seront présentés aujourd’hui par l’EDS, témoignent d’avancées très encourageantes dans plusieurs domaines, tels que la fréquentation scolaire des filles, les soins prénataux et les accouchements assistés par du personnel de santé qualifiés, ainsi que la baisse de la fécondité précoce chez les adolescents. Cependant, ces résultats mettent aussi en lumière des défis persistants qui répondent à des raisons structurelles et qui appellent une action collective. Nous notons une stagnation dans l’accès à l’eau potable à l’assainissement, surtout en zone rurale et de façon plus générale, les inégalités entre milieux urbains et ruraux restent barquées pour ce qui est de l’accès aux services. La malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans reste élevée.

La mortalité néonatale demeure inchangée. pratiquement inchangée, malgré les progrès en santé maternelle. Il y a une baisse de la prévalence contraceptive moderne, signe d’un besoin accru en l’éducation sexuelle en serviceté et malgré les efforts consentis par de nombreux partenaires organisations, la prévalence des mobilisations génitales féminines reste encore très élevée. Ces résultats montrent que la Guinée avance bien sur certains fronts essentiels, certes, mais restent confrontés à des défis structurels qui nécessitent des politiques ciblées sur les zones rurales, les adolescentes à la protection des droits des femmes et des enfants auxquels le gouvernement s’attelle avec la société civile et l’appui de ses partenaires. Mesdames et Messieurs, la publication de ce résultat ne marque pas la fin d’un processus. Au contraire, elle ouvre une nouvelle étape, celle de l’appropriation de l’analyse approfondie de l’utilisation affective des données par les décideurs, les planificateurs, les chercheurs, les collectifsités territoriales, la civile et les partenaires ou développement >>, a indiqué Diego Zorrilla .

Camara Assiatou pour integraleinfo.com

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